Revenu Minimum Vital

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Le Revenu Minimum Vital est une prestation destinée à prévenir le risque de pauvreté et d'exclusion sociale des personnes vivant seules ou au sein d’un foyer et qui ne disposent pas des ressources économiques de base nécessaires pour satisfaire leurs besoins élémentaires.

Il s'agit d'un droit subjectif à une prestation économique, qui fait partie de l'action de protection de la Sécurité Sociale, et qui garantit un niveau minimal de revenu aux personnes vulnérables sur le plan financier.  Cette aide vise à garantir une réelle amélioration des possibilités d'insertion sociale et professionnelle des personnes bénéficiaires.

Elle fonctionne comme un filet de protection visant à permettre le passage d'une situation d'exclusion vers une participation à la société. Elle contiendra pour cela, dans sa conception, des incitations à l'emploi et à l'inclusion, articulées par différentes formules de coopération entre les administrations.


Montants

    1. Détermination du montant

Pour le bénéficiaire individuel ou le foyer, le montant du revenu minimum vital correspondra à la différence entre le revenu garanti et l’ensemble des revenus de ces personnes, à condition que le montant qui en résulte soit égal ou supérieur à 10 euros par mois.

Le montant mensuel du revenu garanti correspond à :

  • Pour un bénéficiaire individuel : 100 % du montant annuel des pensions non contributives divisé en douze parts. En 2020, il s’élève à 461,53 euros.  
  • Pour le foyer, le montant ci-dessus majoré de 30 % par membre supplémentaire à partir du deuxième, avec un maximum de 220 %. Pour 2020, les montants sont les suivants :

    • 599,99 euros pour un foyer composé de deux adultes.         
    • 738,45 euros pour un foyer composé de deux adultes et un mineur ou de trois adultes.
    • 876,91 euros pour un foyer composé de deux adultes et deux mineurs ou de trois adultes et un mineur ou de quatre adultes.  
    • 1 015,37 euros pour un foyer composé de deux adultes et trois mineurs ou plus ou de trois adultes et deux mineurs ou plus ou de quatre adultes et un mineur.

  • Le montant indiqué au point précédent est augmenté par un complément de 22 % du montant annuel des pensions non contributives divisé en douze parts, lorsqu’il s’agit d’un foyer monoparental (un seul adulte avec un ou plusieurs enfants mineurs avec lesquels il vit, ou un ou plusieurs mineurs placés dans une famille de manière permanente ou en garde à des fins d’adoption, lorsqu’il s’agit du seul soutien du foyer). Pour 2020, les montants sont les suivants :

    • 701,53 euros pour un foyer monoparental composé d’un adulte et d’un mineur.
    • 839,98 euros pour un foyer monoparental composé d’un adulte et de deux mineurs.
    • 978,44 euros pour un foyer monoparental composé d’un adulte et de trois mineurs ou plus.

Pour déterminer le montant, les enfants, mineurs ou majeurs handicapés faisant partie de différents foyers en cas de garde partagée établie par un tribunal seront considérés comme faisant partie du foyer où ils sont domiciliés.

Les bénéficiaires du revenu minimum vital sont exemptés de la contribution des usagers à la prestation pharmaceutique ambulatoire.

MONTANTS DU REVENU GARANTI EN 2020
                                                         
Euros par an
Un adulte
5 538
Un adulte et un mineur
8 417,76
Un adulte et deux mineurs
10 079,16
Un adulte et trois mineurs ou plus
11 740,56
Deux adultes
7 199,4
Deux adultes et un mineur
8 860,8
Deux adultes et deux mineurs
10 522,2
Deux adultes et trois mineurs ou plus
12 183,6
Trois adultes
8 860,8
Trois adultes et un mineur
10 522,2
Trois adultes et deux mineurs ou plus
12 183,6
Quatre adultes
10 522,2
Quatre adultes et un mineur
12 183,6
Autres
12 183,6

2. Modification du montant

Le changement de la situation personnelle, économique ou patrimoniale du bénéficiaire du revenu minimum vital ou de l’un des membres du foyer pourra entraîner la modification du montant de l’allocation, qui sera révisé par l’entité de gestion.

La modification prendra effet le premier jour du mois suivant la date à laquelle le fait qui a provoqué la modification s’est produit.

Dans tous les cas, le montant de l’allocation sera mis à jour tous les ans au 1er janvier, en prenant comme référence les revenus annuels calculés pour l’exercice précédent. Lorsque la variation des revenus annuels calculés pour l’exercice précédent provoque la fin du droit à l’allocation, cette modification prendra effet le 1er janvier de l’année suivant celle à laquelle ces revenus se réfèrent.

Remboursement des allocations indûment perçues

L’Institut National de la Sécurité Sociale pourra examiner d’office, au détriment des bénéficiaires, les actes relatifs à l’allocation de revenu minimum vital, à condition que cet examen ait lieu dans un délai maximal de quatre ans à compter de la prise de la décision administrative qui n’aura pas été contestée. Il pourra également, dans ce cas, déclarer et exiger d’office le remboursement des allocations indûment perçues.

L’entité de gestion pourra à tout moment rectifier des erreurs matérielles ou factuelles et des erreurs arithmétiques, ainsi que toute révision motivée par la constatation d’omissions ou d’inexactitudes dans les déclarations du bénéficiaire, ainsi que réclamer des montants qui, le cas échéant, ont été indûment perçus pour ce motif.

Dans des cas autres que ceux susmentionnés, la révision au détriment des bénéficiaires s’effectuera conformément à la Loi 36/2011 du 10 octobre, portant Réglementation de la Juridiction Sociale.

Lorsque la décision prévoit l’extinction ou la modification du montant de l’allocation à la suite d’un changement des circonstances qui ont déterminé son calcul et qu’il n’y a pas droit à l’allocation ou que le montant à percevoir est inférieur au montant perçu, les bénéficiaires de l’allocation seront tenus de rembourser les sommes indûment perçues, selon la procédure prévue par le Décret Royal 148/1996 du 5 février, portant réglementation de la procédure spéciale pour le remboursement des allocations de la Sécurité Sociale indûment perçues et par le Décret Royal 1415/2004 du 11 juin portant approbation du Règlement Général de Recouvrement de la Sécurité Sociale.

Seront solidairement responsables du remboursement des allocations indûment perçues les bénéficiaires et toutes les personnes qui, en vertu de faits, d’omissions, d’affaires ou d’actes juridiques, participent à l’obtention d’une allocation de manière frauduleuse. Il pourra être exigé aux responsables solidaires le montant principal, les majorations et les intérêts exigibles au premier responsable, ainsi que tous les frais générés par le recouvrement de la dette.

Dans les cas ci-dessus, si la dette n’a pas été payée à l’expiration du délai de versement volontaire, les majorations correspondantes seront appliquées et les intérêts de retard commenceront à courir, même si ces derniers ne sont exigibles que pour la période de recouvrement exécutive. Dans les cas fixés par la réglementation, l’entité de gestion pourra convenir de compenser la dette par les mensualités du revenu minimum vital dans la limite d’un certain pourcentage pour chaque mensualité.

Durée

Le droit à l’allocation est acquis dès le premier jour du mois suivant la date de dépôt de la demande.
Il perdure tant que les motifs qui ont donné lieu à son octroi demeurent et que les conditions et obligations prévues par la Loi sont remplies.

  • Suspension du droit

Le droit à l’allocation sera suspendu pour les causes suivantes :

a) Perte temporaire de l’une des conditions requises pour sa reconnaissance.

b) Non-respect temporaire par le bénéficiaire, le titulaire ou un membre de son foyer des obligations qu’implique l’accès à l’allocation.

c) À titre préventif en cas d’indices de manquement par le bénéficiaire, le titulaire ou un membre de son foyer aux exigences fixées ou aux obligations assumées lors de l’accès à l’allocation, lorsque cela est convenu par l’entité de gestion.

En tout état de cause, la suspension provisoire est appliquée en cas de transfert à l’étranger d’une période continue ne dépassant pas 90 jours calendaires par an, sans que l’entité de gestion en ait été informée à l’avance et sans que celui-ci ne soit dûment justifié.

d) Non-respect des conditions associées à la compatibilité du revenu minimum vital avec les revenus issus du travail ou d’une activité économique indépendante.

e) Toute autre cause déterminée par voie réglementaire.

La suspension du droit au revenu minimum vital entraînera la suspension du paiement de l’allocation à partir du premier jour du mois suivant celui au cours duquel les causes de la suspension se produisent ou celui au cours duquel l’entité de gestion compétente en prend connaissance, sans préjudice de l’obligation de remboursement des sommes indûment perçues. La suspension perdure tant que les circonstances qui l’ont entraînée persistent.

Au bout d’un an de suspension, le droit à l’allocation expirera.

Si les motifs de la suspension du droit disparaissent, le droit s’appliquera de nouveau soit d’office soit à la demande d’une partie, sous réserve du maintien des conditions qui ont conduit à sa reconnaissance, avec versement de l’allocation à partir du 1er du mois suivant la date à laquelle les motifs de la suspension auront cessé d’exister.

Si les motifs de suspension perdurent, le droit sera modifié ou annulé, selon le cas.

  • Fin du droit

Le droit à l’allocation de revenu minimum vital prendra fin pour les raisons suivantes :

a) Décès de la personne titulaire. Toutefois, dans le cas de foyers, tout autre membre remplissant les conditions requises pourra présenter une nouvelle demande. Si la demande est déposée  dans un délai de trois mois à compter du jour suivant la date du décès, les effets économiques du droit qui peut appartenir au foyer en fonction de ses nouvelles circonstances entreront en vigueur le premier jour du mois suivant la date du décès, à condition que la demande soit effectuée dans le délai imparti.    

b) Perte définitive de l’une des conditions requises pour le maintien de l’allocation.

c) Décision prise en ce sens lors d’une procédure de sanction.      

d) Sortie du territoire national non communiquée ni justifiée auprès de l’entité de gestion pendant une période, continue ou non, supérieure à 90 jours calendaires par an.

e) Renoncement au droit.

f) Suspension de l’allocation pour une durée supérieure à un an.

g) Non-respect réitéré des conditions associées à la compatibilité du revenu minimum vital avec les revenus issus du travail ou de l’activité économique indépendante.

h) Toute autre cause déterminée par voie réglementaire.

Le droit à l’allocation prendra fin le premier jour du mois suivant la date à laquelle les causes de l’extinction surviendront.

Simulateur du Revenu Minimum Vital

Ce simulateur vous posera une série de questions sur votre situation et pourra vérifier, d'après vos réponses, si vous remplissez les conditions requises pour percevoir le Revenu Minimum Vital, et vous pourrez connaître le montant approximatif qui vous reviendrait.

Notez que cette simulation ne traite pas la prestation et que le résultat n'a qu'une valeur informative.

Vous pouvez accéder au simulateur en cliquant sur le lien suivant : simulateur du Revenu Minimum Vital.


Questions Fréquentes

La Foire aux Questionscontient une série de questions relatives au Revenu minimum vital, qui pourront dissiper les doutes les plus courants concernant cette nouvelle prestation. Elle sera régulièrement mise à jour¡.

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